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Sœur Michèle : Pas du tout ! D’abord parce que je suis née dans une famille athée. J’ai découvert le Christ à 16 ans et j’ai reçu le baptême à 18 ans. Il m’a fallu 12 ans de recherche pour trouver mon chemin ! Et c’est seulement à 30 ans j’ai rejoint les Communautés du Cénacle.
Sœur Nathalie : Je me souviens encore d’un grand désir qui m’habitait quand j’avais 15 ans. J’étais en camp en Israël, je contemplais Jérusalem depuis le mont des Oliviers et me disais que Jésus avait vu le même paysage. Bien sûr, il n’était plus tout à fait le même mais la situation était identique. Et j’ai compris à ce moment-là que je voulais « mettre mes pas dans les pas de Jésus », faire comme lui, sans bien savoir ce que cela voulait dire, ni quelle forme cela pouvait prendre. Et puis, j’ai oublié cet élan de mon cœur parce que je n’ai pas su le dire et parce que je n’ai trouvé personne pour me montrer le chemin. Le Seigneur m’a rattrapé 20 ans plus tard…
Nos vies bien remplies font que nous avons du mal à entrer en prière ! C’est normal. Je dois prendre le temps de me mettre en présence du Seigneur, de me présenter à lui comme je suis, pour accueillir son regard sur moi, l’écouter me demander « Comment vas-tu ? » et prendre le temps de lui répondre. Et ça, c’est déjà prier !
Il y a plusieurs formes de prière : écoute de la Parole de Dieu, relecture de journée ou de vie, prière avec les cinq sens, avec la respiration, avec sa vie …. Ce qui est commun à ces différentes manières de prier, c’est que l’on est engagé avec tout son être dans la relation : avec l’intelligence, la volonté, l’affectivité, le corps, la mémoire. Et par ces différents canaux, on se laisse toucher par le Seigneur qui vient à notre rencontre.
Sœur Michèle : Nous ne sommes pas à l’armée ! Les maitres mots de notre manière de vivre sont liberté intérieure (disponibilité), discernement, dialogue. Cela se vit avec la sœur provinciale qui a la charge de l’unité et du dynamisme de nos communautés. On peut s’ouvrir à elle en fonction d’un désir personnel, elle peut nous proposer un changement de mission et de communauté selon des besoins qui surgissent, des appels qui nous ont fait. Cela se décide dans la prière, le dialogue. Cela ne peut pas être « contrainte et forcé » car cela n’aurait pas de chance de réussir ! Et ce qu’on cherche toutes c’est une mission où l’on puisse réaliser les talents qui sont en nous de manière heureuse. Cela peut demander du temps, le temps de l’Esprit qui peu à peu permet d’ouvrir son cœur à la nouveauté !
Sœur Nathalie : La mission se reçoit. Elle est donnée en bonne intelligence et dans un esprit de dialogue. Selon les besoins de nos différents lieux de communautés, telle ou telle sœur sera envoyée parce qu’elle a les dons nécessaires pour la mission en ce lieu. Parfois, avant de commencer, elle ne sait pas qu’elle a les dons. Elle les découvre en vivant la mission et s’en trouve épanouie, enrichie : le Seigneur lui donne ce dont elle a besoin, et tout le monde en profite. Celui qui ne risque rien, ne va pas bien loin ! Et si ça ne colle pas, ce qui peut arriver, la sœur peut simplement relire sa mission, vérifier pourquoi ça ne marche pas et en parler pour voir comment remédier à la situation : en parler peut permettre de s’ajuster mais on peut aussi changer de mission, de lieu de communauté. L’important est que la vie puisse circuler, grandir et que l’Esprit puisse agir !
Sœur Michèle : Pas vraiment. Un jour dans un supermarché j’ai été témoin d’une scène de tendresse entre une mère et son enfant. Ce jour-là, oui, je me suis dit, « ça tu ne le vivras pas… » mais notre vie est riche de relations et de vraies amitiés.
Sœur Nathalie : Quand j’étais institutrice, ou responsable d’enfants chez les Guides de France, je donnais un sens à ma vie en aidant les enfants à grandir, à se construire. Aujourd’hui, je continue avec cet axe-là : aider l’autre à grandir, à se construire en s’enracinant davantage dans sa vie avec le Christ ; finalement j’ai approfondi le sens de ma vie, non pas avec mes propres enfants, mais avec tous ceux que le Seigneur met sur mon chemin. Et ça, c’est un cadeau de chaque jour !
Sœur Michèle : Mon attachement, mon amour du Christ. L’oraison où je retrouve un Dieu aimant, écoutant. La vie communautaire où l’on s’entraide. Le fait d’être accompagné spirituellement comme lieu de parole. Un moment de ma vie religieuse j’ai fait un travail psychologique en me rendant compte que des éléments de mon histoire familiale perturbait ma vie présente…et cela a été très bénéfique.
Sœur Nathalie : Selon l’actualité de la vie du monde, de l’Eglise, de la communauté, mais aussi de ma famille et de mes amis, je vais être plus ou moins affectée par tel ou tel point comme une crise, un deuil, une maladie grave. Je suis invitée alors à m’enraciner davantage dans le Christ. Il n’est jamais bien loin quand je lui demande de m’aider à traverser telle ou telle difficulté ; il n’enlève pas l’épreuve elle-même, mais il permet de la traverser. Et généralement, j’en sors encore plus forte, plus confiante.