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120 disciples avec Marie

  Dans les Actes des Apôtres au chapitre 1 versets 1 à 15

 

CHER THEOPHILE, dans mon premier livre, j’ai parlé de tout ce que Jésus a fait et enseigné, depuis le moment où il commença,  jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel, après avoir, par l’Esprit Saint, donné ses instructions aux Apôtres qu’il avait choisis.  C’est à eux qu’il s’est présenté vivant après sa Passion ; il leur en a donné bien des preuves, puisque, pendant quarante jours, il leur est apparu et leur a parlé du royaume de Dieu. Au cours d’un repas qu’il prenait avec eux, il leur donna l’ordre de ne pas quitter Jérusalem, mais d’y attendre que s’accomplisse la promesse du Père. Il déclara : « Cette promesse, vous l’avez entendue de ma bouche : alors que Jean a baptisé avec l’eau, vous, c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés d’ici peu de jours. » Ainsi réunis, les Apôtres l’interrogeaient : « Seigneur, est-ce maintenant le temps où tu vas rétablir le royaume pour Israël ? »

 Jésus leur répondit : « Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. Mais vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. » Après ces paroles, tandis que les Apôtres le regardaient, il s’éleva, et une nuée vint le soustraire à leurs yeux. Et comme ils fixaient encore le ciel où Jésus s’en allait, voici que, devant eux, se tenaient deux hommes en vêtements blancs, qui leur dirent : « Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Ce Jésus qui a été enlevé au ciel d’auprès de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel. » Alors, ils retournèrent à Jérusalem depuis le lieu-dit « mont des Oliviers » qui en est proche, – la distance de marche ne dépasse pas ce qui est permis le jour du sabbat. À leur arrivée, ils montèrent dans la chambre haute où ils se tenaient habituellement ; c’était Pierre, Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d’Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques. Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères. En ces jours-là, Pierre se leva au milieu des frères qui étaient réunis au nombre d’environ cent vingt personnes, et il déclara…

 

Première piste :

« Mon cher Théophile »

Chacun de nous est Théophile, c’est à dire aimant Dieu et aimé de Dieu.

On peut aimer de façon différente selon les étapes de notre vie spirituelle.

On peut aimer en cherchant Dieu et d’une certaine manière nous sommes toujours en recherche, des chercheurs-chercheuses de Dieu, en quête de son visage, quête qui sera seulement comblée quand nous le verrons face à face.

Mais plus profondément encore nous sommes des Théophile parce que Dieu lui, nous a trouvé-es, il a mis son image en nous et il a fait de notre vie sa demeure.

Il habite en notre cœur, il est chez lui, chez nous.

 

Notre contemplation, ce peut être une plus grande attention à ce mystère de la Présence de Dieu en nous.  

 

Deuxième piste :

Le mystère du Christ : « Tout ce que Jésus a fait et enseigné depuis le commencement… Il s’est montré vivant après sa passion… pendant 40 jours, il leur es t apparu et leur avait parlé du Royaume des Cieux ».

Quelques versets qui reprennent l’ensemble du mystère du Christ.

Il y a, dans la foi, des alternances de lumières er de nuits.

Nuit de Noël, enfouissement de Dieu dans l’humble quotidien de Nazareth.

Lumière de ce qu’il a fait et enseigné, qui est source de notre attachement au

Christ, source de notre séduction.

Nuit de la Passion, de la mort.

Lumière de la Résurrection et pendant quarante jours, cette lente sortie de la peur. Il en faut du temps pour croire que Dieu est plus fort que nos morts. Jésus,  pendant quarante jours, accompagne ceux qu’il aime pour les faire sortir de leurs tombeaux. Dans sa résurrection, c’est eux qu’il ressuscite ! sa résurrection est pour nous et c’est la nôtre.

Il les apprivoise peu à peu à la vie.

Enfin nuit d’une présence invisible quand, et c’est aujourd'hui, « il disparaît à leurs yeux ».

C’est la situation qui est la nôtre.

Notre contemplation, ce peut être d’accueillir ces nuits et ces lumières qui sont autant de manières de Dieu d’être présent à notre cœur.

 

Troisième piste :

 Un ordre de Jésus : « Au cours d’un repas qu’il prenait avec eux, Il leur donna l’ordre de ne pas quitter Jérusalem mais d’y attendre ce que le Père avait promis…vous allez recevoir une force, celle du Saint Esprit qui viendra sur vous ».

Maintenant ce n’est plus le Cénacle de la peur qui les faisait se refermer sur eux-mêmes. Jésus les en a délivrés.

Maintenant c’est le Cénacle de la joie car c’est pour y vivre une expérience de confiance.

« Ils retournèrent à Jérusalem remplis de joie » (Lc 24/5).

Il s’agit d’entrer au Cénacle sur ordre de Jésus, car il s’agit bien d’un ordre !

Entrer au Cénacle pour dix jours jusqu’à Pentecôte. Dix jours ? Non pas  une durée mais une attitude intérieure : une entrée dans une écoute de la Parole, une entrée dans un éveil de la vie profonde, une entrée dans l’accueil d’un don, une entrée dans une vie animée par l’Esprit de Jésus.

Notre contemplation, ce peut être de nous laisser inviter doucement à entrer dans ce temps du Cénacle, temps de gratuité, temps pour goûter simplement le fait de vivre et d’être aimé-e.

 

Quatrième piste :

« Alors du Mont des Oliviers, ils s’en retournèrent à Jérusalem…ils montèrent à la chambre haute où il se tenaient habituellement ».

Ce mystère du Cénacle entre Ascension et Pentecôte,

- C’est un mystère de communion :

Des frères et des sœurs ensemble, un mystère communautaire.

M’interroger sur les lieux de communauté qui sont pour moi des lieux de vraies vies, de ressourcement. Si je n’en ai pas, ce peut être le lieu de m’engager dans une recherche car c’est de l’ordre de la vie.

- C’est un mystère de prière

Sur ordre de Jésus, là aussi, monter à la chambre haute. Ce sont pour nous des  lieux précis et des moments précis, où je ferme la porte de ma chambre pour méditer dans le secret. Lieux et temps d’intimité : contempler le visage du Christ tel qu’il se révèle dans l’Evangile.

Quels sont-ils pour moi ? Quels en sont mes joies ? Mes difficultés ? Ai-je un lieu pour en parler ?

- C’est un lieu d’attente, de désir, de confiance, d’abandon.

Ils sont en attente d’un don qu’ils ne peuvent se donner à eux-mêmes, que Dieu seul peut donner. Quelle place ont dans ma vie ces trois attitudes ? 

 

Cinquième piste :

« Tous d’un même cœur étaient assidus à la prière avec quelques femmes dont Marie mère de Jésus et avec ses frères ».

 

Peser le « tous » ; Il s’agit de l’Eglise entière ! Femmes et hommes. Tous et toutes disciples. Regarder Marie. Quel est son rôle ici ? Pourquoi la penser uniquement silencieuse? Elle qui est remplie de l’Esprit depuis l’Annonciation, elle qui retenait toutes ces choses dans son cœur (Lc 2/19)…Pourquoi ne pas la voir enseignant à tous et toutes les chemins de la foi, l’accès nouveau à Dieu inauguré par le Christ ? Entendre Marie nous faire comprendre son absence comme une chance. Marie nous enseignant à désormais le découvrir, le reconnaître à l’œuvre par nos mains. Marie nous donnant goût à le contempler pour que quelque chose de ses yeux, de son cœur deviennent les nôtres pour devenir Christ pour les autres. Regarder Marie transmettant ainsi son expérience du Christ son Fils et son Sauveur.

 

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