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Force libératrice de Jésus

perte de sang perte de sang  

Guérison d'une hémorroïsse et résurrection de la fille de Jaïre en Marc 5.21-43

 

Ces deux récits de guérison peuvent nous éveiller à la liberté de Jésus. Pourquoi veut-il savoir qui l’a touché ? Il sait qu’il a guéri quelqu’un, cela ne lui suffit-il pas ? Que veut-il de plus ? Sûrement une rencontre personnelle. Car nous le savons, il est plus qu’un « guérisseur », il est sauveur. Le salut qu’il donne, c’est d’abord lui-même, c’est le cadeau d’une rencontre, d’une attention à l’autre, d’une question qui suscite une réponse, d’un dialogue qui s’installe. Mais pour cette femme, le salut prend une dimension supplémentaire. Cette maladie dont elle souffre, est source d’exclusion sociale. Elle est considérée comme « impure » (Lv 15/9) et si elle a un contact physique avec quelqu’un, elle le rendra impur ! Au regard de cette loi religieuse, elle a donc rendu impurs tous les gens qu’elle a touché dans la foule et Jésus lui-même. C’est une transgression majeure qui nous explique la stratégie d’anonymat de cette femme ! Rendre public aux yeux de tous cette guérison a des conséquences de salut pour elle et pour cette foule. Jésus ne se considère pas comme impur d’avoir été touché par elle et donc de fait, déclare caduque cette loi d’impureté qui excluait les femmes qui en étaient atteintes. L’appeler « Ma fille » n’est pas anodin. Dans un cas semblable de situation d’exclusion, à Zachée le publicain, Jésus dira : « N’est-il pas lui aussi fils d’Abraham ? » Lc 19/9. Les paroles qu’il lui adresse, lui rende sa dignité, la valorise au sujet de sa foi, la réintroduit dans l’espace social, lui fait cadeau de la paix.

« Jésus a donné à cette femme le désir et la force de briser les chaînes du destin qui entravait sa liberté…la clarté libératrice de son enseignement a exorcisé sa peur. Il lui a rendu possible un avenir différent et lui a rendu la parole à elle qui en était dépossédé » [1]

Voici la force libératrice de l’Evangile.

 

1er point :

Regarder cette femme.

Elle est comme en prison. En effet elle ne peut plus avoir aucun contact social. Sa maladie est considérée comme une impureté qui rend impur tout et tous ceux qu’elle touche. Comment se fait-il qu’elle arrive à transgresser cette loi en touchant le vêtement de Jésus ? Sûrement par ce qu’elle a déjà pu être rejointe par l’Evangile de liberté que Jésus prêche et qui lui donne l’audace de ce geste.

Regarder cette audace. M’en imprégner. Goûter cette présence de Jésus qui fait qu’avec lui, des prisons, des exclusions, peuvent voler en éclat.

Toucher le manteau de Jésus. Pour moi concrètement, cela peut prendre quelle forme ?

Quelle expérience ai-je dans ma vie de cet Evangile de liberté ?

 

2ème point

Regarder Jésus.

Cela ne lui suffit pas de sentir qu’il a pu guérir quelqu’un. Ce qui lui importe, c’est une relation faite de respect et de parole. Sentir le regard d’amitié qu’il porte à cette femme, regard d’admiration pour l’audace qu’elle a eu.

Sentir le même regard aussi sur moi. Me laisser regarder par le Christ. Et comme cette femme, lui dire « toute la vérité », c’est à dire lui confier le plus profonde de moi, ce qui m’habite, joie, souci, désir, souffrance, bonheur, projet …

 

3ème point

Entendre les paroles de Jésus : « ma fille, ta foi t’a sauvée, va en paix, sois guérie de ton infirmité »

Laissez descendre au plus profond de soi ces paroles.

Entendre ces paroles pour nous aussi. Nous sommes fille, fils du Christ, notre foi nous sauve, il nous donne sa paix, il nous guéri.

Nous laisser étonner : c’est bien le Christ qui a guéri et pourtant il lui dit que c’est sa foi qui l’a sauvée ! Oui la foi comme puissance de vie éveillée, réveillée par la liberté du Christ.

Quels sont mes étonnements concernant le Christ qui sont source de mon attachement à lui ?

 

4ème point

Regarder Jésus

Il touche le corps mort de la fillette en lui prenant la main. Lui aussi transgresse l’interdiction religieuse de toucher un cadavre. Quand il touche quelqu’un c’est pour lui communiquer sa puissance de vie et de bonheur.

Me laisser toucher par Jésus .

Le laisser me rejoindre.

Le laisser me communiquer sa puissance de vie.

Entendre pour moi cette parole : « Talitha koum= lève-toi »

 

[1]Voir le livre de  J. MOINGT, l’homme qui venait de Dieu, Cerf, 2002, Cogitatio fidei n°176, p 47

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