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L\'étranger samaritain, figure du Christ sauveur.

Dans l'Evangile de Luc10.29-37 

 

Dans cet Evangile, nous avons 2 personnages principaux : un homme qui quitte Jérusalem et tombe sur des bandits ; un autre originaire de Samarie qui le découvre et s’occupe de lui.

« Il prit soin de lui » nous dit le texte. Mais qui est « il », qui est « lui » ? On peut prier ce texte de plusieurs manières différentes.

 

*La première manière, il s’agit d’abord de voir le Christ sous les traits de ce samaritain. Jésus en racontant cette histoire s’identifie à ce samaritain méprisé qui fait du bien. On peut en le regardant prendre soin du blessé, passer dans notre mémoire tous les gestes de guérisons dont l’Evangile est rempli. Il est celui qui est en voyage ; et ce voyage n’est-il pas le chemin de Dieu pour nous rejoindre, pour unir sa vie à la nôtre dans l’Incarnation ?

Il s’agit ensuite de voir le blessé et d’accepter de s’identifier à ce blessé. Pas si facile que cela ! Car cela suppose de reconnaître en nous notre part d’ombre, de blessures, de souffrances, de les nommer et d’accepter que le Christ s’en occupe. Accepter de me laisser aimer. Laisser Dieu prendre soin de moi.

 

C’est d’abord à cette première lecture que je vous invite avec les points suivants :

1ère piste :

Ecouter la question du légiste : « Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? »

Le texte nous dit que c’est pour l’éprouver. Au moins a-t-elle l’avantage d’ouvrir un dialogue, de se situer en état de demande, d’être ouvert-e à une réponse.

Et moi au début de ce temps de prière, qu’est-ce que j’ai envie de demander au Christ, pour ouvrir un dialogue avec lui ?

2ème piste :

Entendre la réponse de Jésus. Elle mérite qu’on s’y arrête. Jésus ne donne pas de réponse. Il le renvoie à sa propre connaissance des Ecritures, à sa propre expérience de Dieu. Jésus fait confiance à cet homme, il croit que de lui-même, il peut trouver ce qu’il cherche.

Rester à regarder cela, regarder en fait la confiance que Dieu me fait aussi, la foi qu’il a en moi, il croit qu’il y a en moi la capacité de trouver ce que je cherche.

3ème piste :

Entendre la citation de l’Ecriture que fait le légiste : « Tu aimeras » C’est un commandement

Pour y entrer, je vous propose cette prière écrite par K.Rahner : « Tu m’a ordonné de t’aimer…Mais en me commandant de T’aimer, Tu m’imposes ce que je n’aurais jamais eu l’audace de faire sans Ton ordre : T’aimer Toi-même, intimement, aimer Ta vie, me perdre en Toi, certain que Tu me reçois dans Ton cœur et que je puis te dire « Tu » à Toi qui est l’insondable secret de mon cœur. Oui, c’est dans l’amour que je puis Te trouver, Toi mon Dieu. »

Regarder le blessé sur le chemin, on nous dit qu’il tombe au milieu de brigands, dépouillé, roué de coups, à demi-mort. Regarder cet homme comme image de notre humanité blessée.

4ème piste :

Regarder le Samaritain, image du Christ, celui qui est en voyage, celui du chemin de Dieu vers nous, le voyage de son Incarnation, pour nous rejoindre au cœur même de notre pauvreté comme de nos richesses. Regarder ses gestes. Il voit : cela veut dire qu’il a de l’attention pour chacun-e et donc pour moi ; il est pris de pitié : cela veut dire qu’il m’entoure de sa miséricorde ; il s’approche : cela veut dire qu’il se fait mon prochain ; il soigne les plaies, verse de l’huile et du vin : on peut voir là préfiguration des sacrements, huile du baptême, vin de l’eucharistie ; il le chargea sur sa propre monture et le conduit à l’hôtellerie et prit soin de lui.

Rester longtemps à regarder le Christ prendre soin de nous, de moi. Et surtout le laisser prendre soin de moi.

 

*Une deuxième manière :

L’homme qui descend de Jérusalem, c’est le Christ, car il est celui qui de la crèche au crucifiement comme le dit un cantique ancien est celui qui s’est remis entre nos mains. Des mains qui l’ont fait tomber, dépouillé, roué de coups, mais aussi des mains qui ont pris soin de lui, les mains de Marie s’occupant de lui

dans la nuit de Noël, lui apprenant à marcher quand il grandissait.

Prendre soin de Dieu. Qu’est-ce que cela veut dire concrètement dans ma vie ?

 

*Une troisième manière :

Le samaritain, c’est chacun de nous. Faire mémoire dans ma vie de moments où j’ai pris soin des autres, où je prends soin des autres

 

*Une quatrième manière

Le prêtre et le lévite, les brigands, c’est aussi chacun de nous. Faire mémoire de ce qui dans le monde, le pays où je vis, et ma propre vie ressemblent à ce qu’ils font ou ne font pas.

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